Tous les poèmes

Constantin Cavàfis

 

Traduit par Michel Volkovitch

 

2017 — 364 pages — 20 €
ISBN : 979-10-93103-16-7

 

Cavàfis est l’anti-Rimbaud : son développement fut progressif et lent. Ses premiers poèmes sont écrits à l’ombre des Parnassiens, de Baudelaire, des Symbolistes, de Browning ; il ne devient pleinement lui-même qu’aux abords de la quarantaine — un peu comme Proust, son contemporain. Il publie peu et comme à regret, retravaillant certains poèmes inlassablement pendant des années. Il ne verra pas la première édition d’ensemble de son œuvre, parue peu après sa mort.


Les éditions françaises de Cavàfis, conformément à l’usage grec dominant, placent les Poèmes publiés en tête, éventuellement suivis d’une partie de l’œuvre non officielle. Nous avons choisi une présentation différente, chronologique — en précisant bien à quelle catégorie appartient chaque poème. Cette disposition nouvelle donne au lecteur un point de vue différent sur l’œuvre ; moins solennelle, plus intime, plus vivante, elle permet de suivre la progression du poète qui cherche sa voix, qui devient peu à peu lui-même. On n’en sera que plus ébloui par les merveilles de la fin.

 

Publié avec le soutien de la Fondation

Onassis, détentrice des archives Cavàfis.

TERRE D’IONIE

Nous avons beau avoir brisé leurs statues,


nous avons beau les avoir chassés de leurs temples,


les dieux n’en sont pas morts le moins du monde.


Ô terre d’Ionie, c’est toi qu’ils aiment encore,


de toi leurs âmes se souviennent encore. 


Lorsque sur toi se lève un matin du mois d’août, 


une vie venue d’eux passe en ton atmosphère ;


une forme adolescente, parfois,


aérienne, indécise, au pas vif, 


passe au-dessus de tes collines.

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