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Vestibule

Katerìna Handrinou

 

Traduit par Hélène Zervas & Michel Volkovitch

 

2026 – 122 pages – 12 €
ISBN : 978-2-494343-28-3   

 

Quatrième ouvrage de Katerìna Handrinou, née en 1979, Vestibule est du genre inclassable et décoiffant. Cette novella, presque un court roman, pousse des pseudopodes vers la poésie, le théâtre, l’essai, etc. Le héros ? Une pièce, le vestibule, c’est-à-dire — en apparence — presque rien. Le narrateur ? Tantôt lui, tantôt elle, personnage souvent indéfinissable. L’histoire ? Il n’y en a guère non plus. Les cent-vingt pages du livre tournent autour d’une absence : celle dudit vestibule, remplacé dans les immeubles modernes par un vaste séjour-cuisine. 
Pas de narration linéaire donc, mais des fragments, des scènes isolées reliées entre elles de façon plus ou moins souterraine. L’appartement est une métaphore de l’être humain. Le vestibule, c’est tout ce qui nous protège, nous prépare en douceur à entrer, à sortir. Même si, peu à peu, tout se complique : ce lieu béni et nécessaire va peu à peu laisser voir sa face d’ombre… 
Vestibule, « thriller de chambre » d’après l’auteure, complexe comme la vie, subtil et profond, plein d’un humour secret, est déroutant avec délicatesse et hautement stimulant. Les lecteurs francophones aventureux devraient en faire leur miel.  

La publication de cet ouvrage a été soutenue par l’Institut français de Grèce (Ambassade de France en Grèce)

Vestibule a reçu le prix Anagnòstis 2025 pour la novella​

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La femme qui depuis un bon moment te tanne pour que tu te lèves et rejoignes le cercle familial en fête, pour danser elle et toi dans le salon, avec les autres, la farandole tournant dans le vestibule, la femme qui en est venue à te tirer par les poignets, les mains, les doigts et même les aisselles pour t’amener à te lever, pour te soulever, après tant de vains efforts finit par aller seule s’unir aux danseurs. À chaque tour, non pas face à toi toujours assise, mais te tournant le dos, et avant que ses pas ne l’emmènent dans le vestibule, quittant brièvement ton champ visuel, et que tu la perdes et la retrouves, elle te lance, tandis que se déchaîne la danse, un regard vicieux, un sourire obscène qui lui remonte jusqu’aux oreilles, montrant les nombreuses dents pointues du zip de cette couture décousue qu’est sa bouche.
 

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