Le seul héritage

 

Yòrgos Ioànnou

 

Traduit par Hélène Zervas & Michel Volkovitch

 

2020 – 148 pages – 12 €
ISBN : 979-10-93103-65-5

Le seul héritage (1974) est la suite du Sarcophage, même si on peut les lire séparément. Même personnage principal (l’auteur) ; mêmes lieux (Thessalonique, presque toujours) ; mêmes époques (l’entre-deux-guerres, l’Occupation, la guerre civile qui la suivit, à savoir les jeunes années de Ioànnou). Le passé remonte par fragments, dessinant une autobiographie-mosaïque.

C’est en même temps la chronique d’une famille grecque, d’une ville, d’une société, d’un pays, qui fait revivre la population de ce lieu et de ce temps-là dans toute sa diversité, aujourd’hui perdue : Grecs de souche ou réfugiés, Juifs, Roms, Vlaques se côtoyaient alors à Thessalonique, ville accueillante, qui fut alors, pour les réfugiés grecs d’Asie Mineure, leur seul héritage.

Ces années-là furent très dures pour la Grèce, pays martyr, et pour l’auteur en particulier, tourmenté par une homosexualité inavouable à l’époque. La douleur collective, elle aussi, est dite à demi-mot : le livre fut écrit pendant la dictature des Colonels, tandis que le pays souffrait en silence.

 

Publié avec le soutien du Centre culturel hellénique.