La famille Noé

Xènia Kaloyeropoùlou et Thomas Moskhòpoulos

 

Traduit par Michel Volkovitch

 

2019 — 132 pages — 12 €
ISBN : 979-10-93103-55-6

 

On raconte qu’un jour Zeus noya la terre sous un déluge de pluie et que seuls Deucalion et sa femme Pyrrha survécurent, à l’abri d’un coffre flottant. Ils font une brève apparition ici, mais c’est la version biblique de l’histoire, la plus connue en Occident, qu’ont choisie Xènia Kaloyeropoùlou et Thomas Moskhòpoulos. Voici donc Noé le patriarche, deux de ses enfants avec leurs épouses, ses deux petits-enfants et une ribambelle d’animaux, tous rassemblés dans l’arche.
 

Ce déluge-là, on s’en doute, est loin de suivre le texte biblique à la lettre. Iahvé, dieu coléreux, brille par son absence. Le voyage ne va pas durer neuf jours, comme chez les Grecs, ou quarante comme dans la Bible, mais plus d’un an — le temps d’évoquer au fil des scènes toutes sortes de questions fort sérieuses : la protection de la nature, la naissance et la mort, les relations entre adultes mariés, entre parents et enfants, entre humains et animaux, et ce grand mystère qui préoccupe tant les jeunes humains : comment fait-on les enfants ?
 

Passer toute une année enfermés dans l’arche, l’épreuve est rude, au point qu’elle va mener la famille Noé au bord de la tragédie ; mais ce sera aussi pour eux l’occasion de grandir, de mûrir, de faire la paix pour finir avec les autres et soi-même. Dans ses autres pièces déjà traduites en français (Ulyssindbad, Elisa, Le fils de l’esclave), l’auteure ajoutait déjà ses propres variations à des histoires existantes. La famille Noé pourrait bien être la plus dramatique des quatre, mais l’âpreté des situations y est adoucie, comme toujours, par la finesse, la tendresse, l’humour, et un sens du théâtre affiné par des décennies de pratique intensive. Rien d’étonnant à ce que cette pièce, comme les précédentes, ait charmé des salles combles de spectateurs petits et grands.

Publié avec le soutien du Centre culturel hellénique.