Le seul héritage

 

Ahillèas Kyriakìdis

 

Traduit par Hélène Zervas & Michel Volkovitch

 

2020 – 136 pages – 12 €
ISBN : 979-10-93103-66-2

Ahillèas Kyriakìdis, né en 1946, traducteur virtuose de Queneau, Perec, Echenoz, Salinger, Borges etc., est en même temps un nouvelliste et un essayiste réputé, dont les œuvres dialoguent avec ses traductions, ses lectures, les musiques et les films qu’il aime.   

Selon lui, ses fictions affichent toutes un sourire mélancolique ; elles « jalousent le cinéma » ; elles « flirtent avec l’absurde » ; elles s’attachent à miner le réalisme. La réalité dans ces pages, en effet, se trouve brouillée à plus d’un titre, détournée vers le fantastique par des images décalées, insolites, et par une écriture hardie.

Mais cette œuvre n’est pas seulement un jeu raffiné : la complexité du dispositif — et l’humour qui affleure un peu partout — sont en même temps un rempart contre des angoisses bien réelles. Celle de la solitude et de l’enfermement transparaît partout, et dans cette œuvre-mémoire, toute en clins d’œil aux œuvres du passé, l’amnésie apparaît comme le comble de l’horreur.

 

Publié avec le soutien du Centre culturel hellénique et
du Centre national du livre..

Juillet 2020

Anne Thouement : Kyriakìdis