La Grèce de l'ombre, volume 2

 

Chansons rebètika,

traduites  par John Taylor et Michel Volkovitch

 

2017 — 162 pages — 12 €
ISBN : 979-10-93103-21-1

 

La Grèce de l’ombre ? Les zones obscures d’une société, l’ombre des fumeries clandestines et des tavernes enfumées où naquirent les chansons rebètika, la nuit de la misère, de la prison, de l’exil, du désespoir, de la souffrance amoureuse, que les rébètes chantèrent entre 1920 et 1960. Et aussi la nuit de fêtes joyeuses malgré tout, par la grâce de la musique.


Le rebètiko est plus vivant que jamais en Grèce. Cousin du blues américain, du tango argentin, du fado portugais, il a comme eux désormais passé les frontières. Il touche en France un public fervent. Voici donc, dans ce second volume, une centaine de chansons classées cette fois par thèmes. Aux chapitres attendus : La drogue, La dèche, Mauvais garçons, En prison, Désespoir et mort, Exil, Exotique, Politique, La fête, L’amour, s’ajoute pour finir un hommage étonnant à la Femme libérée — car on voit passer, dans plusieurs chansons, de sacrées bonnes femmes… Qui osera traiter les rébètes de machos ?

 

Publié avec le soutien du CNL et du Centre culturel hellénique.

Des filles comme moi délurées
y en a pas deux au Pirée
moi quand je veux je me change en homme
flingue et surin faut voir comme
ma môme c’est ma petite boniche
à qui je pique tout son artiche

Quand je me pointe à la fumerie
l’œil mauvais je les pétrifie
salut mon frère qu’ils me disent
installe-toi fume à ta guise
et c’est la fête qui commence
les baglamas mènent la danse

Mais un soir ils m’ont repérée
toute la bande m’a entourée
ils m’ont dit des mots très tendres
dans une langue dure à comprendre
ils avaient tous l’œil qui brille
en criant Quel mec cette fille