Histoire de la philosophie occidentale
en 100 haï-ku

 

Hàris Vlavianos

Traduit par Michel Volkovitch

 

2019 — 63 pages — 12 €
ISBN : 979-10-93103-56-3  

 

Le haïku, la forme poétique sans doute la plus brève du monde — d’où une partie de la fascination qu’elle exerce —, est connu bien au-delà de son Japon natal. Apparu en Grèce il y a près d’un siècle, pratiqué depuis par de nombreux poètes grecs, le grand Sefèris en tête, il a connu en 2011 une consécration éclatante avec le présent recueil de Hàris Vlavianos. 

 
Étrange défi que le poète lui-même résume ainsi dans sa préface : « marier le discours analytique de la pensée occidentale et la forme dense et minimaliste de la poésie orientale ». Défi héroïque, vu l’ardu de la tâche : concentrer tous les livres d’un philosophe en trois lignes et dix-sept syllabes ! Héroï-comique plutôt : l’entreprise n’a-t-elle pas toujours un petit côté gag ? L’un de ses charmes n’est-il pas ce mélange à doses variables de profondeur et de légèreté, de sérieux et d’humour ?


Les traducteurs du japonais en français et nos poètes francophones font du haïku, toujours (ou presque ?), un poème en vers libres, ne conservant que la règle des trois lignes. Les Grecs, eux, suivent le modèle nippon : trois vers au nombre de syllabes strictement fixé : 5+7+5.


Comme il se devait
la présente traduction
suit ce bon exemple.


Publié avec le soutien du Centre national du livre

et le Centre culturel hellénique.

Juillet 2020

Paludes

Emmanuel Kant

1724-1804

[Critique de la raison pure]

 

 Dans l’ordinateur

qu’est notre cerveau, l’on surfe

grâce au logiciel.

 

 

Jean-Paul Sartre

1905-1980

[L’Être et le Néant]

 

Contre la nausée

il te faudrait de l’essence

dans ton existence.